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Performance
Les PME-PMI qui osent : elles sont 140 000 à exporter !

S’il est vrai que les grandes entreprises contribuent aux performances de la France en matière d’exportation, 3000 totalisent 50 % des exportations, le rôle des PME/PMI est sous-estimé. D’autant qu’avec les perspectives qu’offrent l’Union Européenne leur contribution devrait s’accroître. Elles représentent environ 50 % des exportations de la France et dégagent à elles seules un excédent de 122 milliards de francs :

• 20 000 PME exportent fortement puisqu’elles totalisent 47% des exportations
• 20 000 PME exportent moins intensivement puisqu’elles ne réalisent qu’environ
2% des exportations
•100 000 PME n’exportent que faiblement puisqu’elles contribuent que pour à peu
près 1% des exportations.
.

Une progression constante
Ce que l’on constate en tout cas c’est que depuis 10 ans la place des PME/PMI dans l’appareil exportateur français ne cesse de s’améliorer puisqu’en 1985 les PME/PMI ne réalisaient que 23% des exportations françaises :

• Elles exportent surtout dans l’Union Européenne, elles ne sont pas absentes d’Asie et d’autres marchés émergents
• Et elles apparaissent efficaces sur les principaux secteurs fortement excédentaires : notamment production chimique, équipements électriques et électronique.

Des scores importants dans certains secteurs
Si le taux d’exportation est fonction croissante de la taille dans certains secteurs les PME/PMI ont un comportement à l’export très proche de celui des grandes entreprises C’est le cas dans le secteur des biens de consommation où, de plus les PMI réalisent plus de la moitié des exportations. Ce comportement est encore plus marqué dans l’agro alimentaire où le taux d’exportation des grandes PMI (de 100 à 499) est plus élevé que celui des grandes entreprises (20% contre 16%) :

• Précisons que les PME de moins de 500 salariés réalisent 58% des exportations dans l’agro-alimentaire
• Dans les secteurs de l’habillement et du cuir on constate que les PME/PMI réalisent 80% des exportations
• En revanche dans l’industrie automobile et les biens d’équipements (notamment la construction navale, aéronautique et ferroviaire) les PMI ne réalisent qu’une part minime des exportations (de 5 à 11%).
• En 1995 le taux d’exportation des PME se situait à 23,4% contre 38,8 % pour les entreprises de + de 500 salariés • Ce taux a progressé de 2,6% points entre 1995 et 1997 pour les PMI contre 2 points pour les les grandes firmes.


Investissements records des entreprises françaises à l’étranger

Des investissements directs multipliés par six
Le dynamisme des entreprises françaises dans la conquête de marchés nouveaux est également attesté par la progression des investissements français à l’étranger.
• En 2000, ces flux d'investissements français à l'étranger ont atteint 187 milliards d'euros. Il s’agit d’un montant record, qui est six fois supérieur au montant atteint en 1997.
• Les investissements français à l'étranger représentent ainsi 13 % du PIB, après 8 % en 1999 et 3,3 % en 1998.
• Devançant les Etats-Unis, la France devient le deuxième investisseur à l'étranger derrière le Royaume-Uni.

Parallèlement on assiste à une croissance importante des investissements étrangers en France.
• Ils ont atteint, en 2000, 313 milliards de francs, soit 3,4 % du PIB, après 241 milliards de francs en 1999.
• La France se situe ainsi au quatrième rang des grands pays industrialisés par la place des entreprises étrangères présentes sur son territoire national.
• Celles-ci réalisent 32 % du chiffre d'affaires des entreprises industrielles manufacturières et emploient 27 % de la population active.

En milliards d'euros

 

1997

1998

1999

2000

2000/1997
facteur multiplicatif

Investissements français à l'étranger
(le signe – traduit une sortie de capital pour  un investissement
à l’étranger ou étranger)

-31,7

-43,7

-113,2

-187,2

x par 6

- capital social

-16,1

-21,6

-82,4

-145,6

x par 9

- bénéfices réinvestis

-1,7

-4,8

-5,8

-7,0

x par 4

- autres opérations

-13,9

-17,3

25,0

-34,6

x par 2

Investissements étrangers en France

20,6

27,9

44,2

47,9

x par 2

- capital social

11,6

15,2

18,2

29,5

x par 3

- bénéfices réinvestis

0,5

1,8

2,3

3,5

x par 7

- autres opérations

8,5

10,8

23,7

14,9

x par 2

Solde des investissements directs

-11,1

-15,9

-69,0

-139,3

x par 13


Sources : ministère de l'économie, des finances et de l'industrie et Banque de France
Note : un signe (-) traduit une « sortie » de capital pour contrôle d'un investissement étranger

Une progression en continue
Même si ce double phénomène de mondialisation touche les grandes entreprises, les PME/PMI sont naturellement entraînées dans ce mouvement qui ne fait que s’accélérer. Il suffit de se reporter au tableau ci-dessous pour en mesurer l’ampleur. Il se résume ainsi :

• investissements français à l’étranger multipliés par six entre 1997 et 2000
• investissements étrangers en France multipliés par deux dans le même temps

Les marchés les plus porteurs selon les chefs d’entreprise

• L’Asie est considérée par 82% des entreprises comme la zone la plus porteuse avec, en tête, la chine qui distance largement l’Inde (27%) et la Corée du Sud (28%).
• L’Europe centrale et orientale ainsi que la CEI devraient également connaître un fort dynamisme pour 73% des 400 entreprises interrogées dans une enquête menée pour le Medef International (1) ; notamment la Russie, la Pologne et la République Tchèque.
• Le dynamisme de ces pays devrait dépasser, toujours selon les entreprises interrogées, ceux du continent sud-américain (65% des réponses) tiré par le Brésil, le Mexique et le Chili
• Le continent africain et le Maghreb arrivent ensuite (58% citations) avec comme pays phare le Maroc 30%, l’Afrique du Sud 23 % et l’Algérie 22%
• Le Proche et Moyen-Orient sont cités par 51 % d’entreprises parmi les marchés les plus porteurs. La Turquie recueille 22% d’avis favorables, les Pays du Golf 22% et l’Egypte 12% Bien entendu ces réponses demeurent largement influencée par l’actualité et une certaine mode

(1) Consultation Ipsos de 400 entreprises françaises pour le Medef international
Les marchés les plus porteurs selon les chefs d’entreprises Parmi les pays suivants quels sont ceux qui, à votre avis feront preuve de dynamisme et sur lesquels vous misez en 2002 pour les années suivantes ?

Asie
82%
Europe Centrale Orientale et ex Russie
73 %

Chine

69%

Russie

48%

Inde

27%

Pologne

42%

Corée

28%

République Tchèque

36% 

Taiwan

19%

Roumanie

15%

Singapour

19%

Ukraine


Amérique du Sud
65%
Afrique & Maghreb
58 %

Brésil

44%

Maroc

30%

Mexique

33%

Afrique du Sud

23%

Chili

19%

Algérie

22%

Proche et Moyen Orient
51%
   

Turquie, pays du Golfe

22%

Egypte

12 %

Avec l’élargissement le mouvement s’accélère

Déjà le plus vaste marché intérieur du monde
• Avec 370 millions de consommateurs, le marché intérieur européen est aujourd'hui le plus grand marché du monde. Reposant sur la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux ce marché « commun » est l'un des fondements essentiels de l'Union européenne.

• Rappelons que Chypre, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la République slovaque, la Slovénie doivent rejoindre l'UE le 1er mai 2004.
• La Bulgarie et la Roumanie espèrent pouvoir faire de même en 2007.
• La Turquie pourrait, elle, rejoindre l’U.E en 2010. Mais elle bénéficie déjà comme la Bulgarie et la Roumanie d’accords commerciaux privilégiés.

Des échanges multipliés par deux
Entre 1995 et 2000 le commerce de ces 13 pays avec l’Union a été multiplié par 2,2 :

• Le groupe des 13 pays candidats (PC-13) est le deuxième partenaire de l’Union européenne
• Et pour ces 13 pays l’Union européenne est devenue le partenaire dominant avec qui ils effectuent 65 % de leurs échanges
• Dans ces échanges la Pologne et la Turquie apparaissent comme les premiers partenaires de l’Union
• L’Allemagne est de loin le partenaire le plus important des 13 pays adhérents ou candidats
• Les produis manufacturés et en particulier machines et véhicules représentent les plus gros échanges avec les produits chimiques
• Les matières premières (produits alimentaires, matières brutes et énergie) représentent près de 14 % de ces échanges
.

Un formidable potentiel pour les entreprises françaises
• La France a plus que quadruplé ses exportations à destination des nouveaux adhérents ou candidats à l’UE
• Toutefois avec 6 % de part de marché les entreprises françaises demeurent en-deçà de leur potentiel observe une étude de la DREE
• La part de marché de la France est en effet très inférieure à celle de l’Allemagne (27,2%) et même à celle de l’Italie (9,2%).
• Elle est toutefois supérieure à celle de l’Autriche (4,7%) et du Royaume Uni (4%)
• Reste que les investissements directs étrangers des entreprises françaises dans les pays candidats à l’Union représentent plus de 20% des flux entrant dans la zone.
• L’accélération est certaine puisqu’ils ne représentaient que 4,6 % en 1998
• Ces investissements se concentrent jusqu’à présent en Pologne, Roumanie, Hongrie et République tchèque

Des perspectives pour dix ans
Les enjeux sont énormes et à long terme puisque les experts calculent que sur la base de 5 à 6 % de croissance par an :

• Il faudra 10 ans à la République Tchèque.
• 35 ans à la Roumanie pour rattraper le niveau de développement des trois pays les moins avancés de l’actuelle Union (Espagne, Grèce et Portugal).

• Autre indication : l’adhésion des 12 pays candidats conduit à une augmentation de 50 % de la surface agricole et à un doublement de la population de l’UE.

• Lorsque le processus d’adhésion des 12 pays sera achevé un agriculteur européen sur _ sera roumain, un sur 5 sera polonais et seulement un sur 17 sera français.

Avec une monnaie unique élargie
Le marché unique va être également dôpé par l'élargissement progressif de la monnaie unique.
Pour les pays qui vont prochainement rejoindre l’Union, l’euro n’est pas négociable. L’Union économique et monétaire fait partie des négociations d’adhésion.

• La Banque centrale européenne a fixé une cible : 2006
• Une transition de deux ans est envisagée, pendant laquelle les demandeurs adhèrent au système monétaire européen SME
• Leurs devises suivraient l’euro mais les banques centrales continueraient à décider des taux de changes à l’intérieur de marges prévues par le SME
• Mais, selon Tiscali Europe, sans doute faudra-t-il davantage de temps pour que les nouveaux adhérents parviennent à répondre aux critères de convergence : déficit budgétaire annuel (3 % au plus du PIB) ; dette n’excédant pas 60 % du PIB, taux d’inflation stable ; taux d’intérêt à long terme stables et stabilité de taux de change pendant au moins deux années.
• Des pays comme la Slovénie, la République Tchèque et la Slovénie connaissent déjà des taux d’inflation en conformité avec les critères de Maastricht
• Mais les taux de change ont connu et connaissent des périodes d’instabilité un peu partout qui s’expliquent par la transition de ces pays vers l’économie de marché.